Nous demandons aux candidats aux européennes d’imposer les cartographies du bruit récréatif dans les grandes villes

Ces dernières années, nous constatons que de plus en plus de centres urbains à travers l’Europe sont
touchés par le bruit « récréatif » : multiplication des terrasses de bars et restaurants sur l’espace public,
consommation d’alcool ou attroupements sur la voie publique de manière répétée qui augmentent le
bruit nocturne, perturbent le sommeil des habitants, nombreux en zone urbaine dense. Ces situations
sont des repoussoirs pour les familles, certains habitants touchés fuient.

  • Pour agir contre une pollution, il faut la mesurer, pour sensibiliser le public, engager les pouvoirs publics à prendre des actions, suivre l’évolution des situations, corriger les actions pour plus d’efficacité.
  • C’est ce que l’Union Européenne a mis en place de longue date concernant la pollution de l’air, et aussi concernant la pollution sonore générée par le trafic routier, aérien, ferroviaire et le bruit d’origine industrielle (directive 2002/49/EC portant sur la pollution sonore).
    Environ 500 agglomérations européennes remontent les données de bruit.
  • Il y a cependant un grand absent dans cette directive : le bruit dit « récréatif », qui fait de plus en plus de dégâts dans les centres urbains de nombreux pays européens.
    Or on sait que la mesure et modélisation du bruit récréatif à grande échelle est possible grâce aux travaux de Bruitparif par exemple (dans le quartier Halles-Beaubourg-Montorgueil, 52 % des habitants sont impactés par un bruit nocturne > aux recommandations de l’OMS si on ajoute le bruit des terrasses au bruit des transports, contre seulement 21 % si on ne compte que le bruit des transports).
  • Pour que nos villes ne deviennent pas des parcs d’attractions étouffés par l’hypertourisme et les comportements bruyants sous les fenêtres des gens, pour que nos villes conservent leurs âmes et leurs habitants, nous demandons aux listes candidates de se positionner sur la proposition suivante :

Notre proposition pour l’Europe

Compléter la directive relative à pollution sonore en intégrant le bruit « récréatif » pour sensibiliser et engager les états membres à agir pour préserver les populations subissant ces nuisances de plus en plus nombreuses dans les centres urbains.

Les réponses des listes candidates pour la France seront publiées sur notre site.

Les associations et collectifs en France et en Europe qui soutiennent la proposition sont invités à se faire
connaître (contact@droitausommeil.fr ou @droitparis sur X), à diffuser l’idée sur leurs réseaux et ceux
qui le souhaitent pourront être mentionnés sur notre site www.droitausommeil.fr.

Références : actuellement, environ 500 agglomérations remontent les données de bruit routier,
aérien, ferroviaire d’origine industrielle : France : 75, UK : 74, Allemagne : 71, Espagne : 61,
Italie : 40, Suisse : 13, Grèce : 8, Belgique : 6, Portugal : 6, etc.

Source : https://www.eea.europa.eu/en/datahub/datahubitem-view/c952f520-8d71-42c9-b74c-
b7eb002f939b

Voir aussi :
https://noise.eea.europa.eu,
https://www.bruitparif.fr/pages/En-
tete/300 Publications/680 Articles scientifiques/2023 – HBM.pdf