Book Bar, bar secret de l'Hôtel Grand Amour

Le bar musical secret de l’Hôtel Grand Amour empêche ses voisins de dormir

Au rez-de-chaussée d’un immeuble d’habitation mitoyen, l’établissement a ouvert en février 2018 un bar musical « secret » sans mettre en place d’isolation phonique, sans limiteur, sans aucune étude d’impact, alors qu’une sono lourde avec platine DJ et caissons de basse a été installée. Bruits de musique, basses, cris des clients, remue-ménage de meubles perturbent les voisins jusqu’à plus de 2h00 du matin plusieurs fois par semaine et particulièrement le week-end.

Principales difficultés rencontrées :

  • J’ai d’abord tenté des trouver des solutions avec l’établissement. Le directeur général de l’établissement a ignoré mes demandes répétées d’arrêter la diffusion de musique à haut volume tant qu’une solution acoustique n’était pas trouvée, continuant à polluer mes nuits jusqu’au confinement de mars 2020.
  • Le règlement de copropriété interdit la location du lieu à des activités de nature à créer des nuisances sonores. Annoncé aux copropriétaires comme étant une salle de séminaire et chambres d’hôtel, ce lieu est utilisé de temps en temps pour des expos et des dîners privés, mais c’est surtout un bar musical qui accueille de nombreux DJ et des concerts live. Une procédure judiciaire pour expulser ce locataire irrespectueux est en cours, mais une procédure de ce type dure des années.
  • Bien que la copropriété ait alerté bien avant le début de l’activité des risques de remontées de son dans cette structure d’immeuble contenant du métal, les dirigeants de l’hôtel, des professionnels pourtant aguerris (ils dirigent d’autres établissements depuis plusieurs années), n’ont pas jugé pertinent d’isoler l’endroit ou de réaliser une étude d’impact comme le demande la loi, sachant très bien que ma chambre se trouverait juste au-dessus de la platine DJ (le DG avait visité mon appartement en 2015 pour m’exposer son projet de « salle de séminaire et chambres » et obtenir l’accord des copropriétaires de percer le mur mitoyen et modifier la façade).
  • Suite aux plaintes, l’hôtel a fait venir 2 fois en 2018 un acousticien chez moi, malheureusement ses recommandations n’ont pas été appliquées et son rapport n’a jamais été transmis au conseil syndical.
  • La police n’intervient pas ou pas efficacement pour constater les nuisances dans les appartements. La seule fois où elle s’est déplacée, elle s’est garée devant l’hôtel, le temps qu’elle monte chez moi, le bar avait baissé le son.
  • MISE A JOUR : le pôle Etudes et Contrôles est intervenu le 13 mars 2020 pour régler la limitation du son du bar. Le confinement a été imposé 2 jours plus tard.

Conséquences sur ma vie :

  • En septembre 2018, j’ai fait une chute bête en jouant au tennis, mes jambes ne se sont pas bien coordonnées. Cette chute est arrivée le lendemain d’une soirée où j’avais mal dormi à cause de la musique de l’hôtel (qui faisait suite à 2 autres soirées dans la semaine). Bien sûr, je ne pourrai jamais prouver la corrélation entre ma chute et mon état de fatigue, mais on sait que le manque de sommeil est à l’origine de nombreux accidents. Opérée d’un ménisque en anse de seau sur rupture de ligaments croisés, ma rééducation a été un calvaire. Dès le premier soir de retour d’hôpital après anesthésie générale, des rangements de meubles à 2h00 du matin m’ont fait sursauter, m’envoyant une douleur et une sensation de déchirement dans mon genou fraîchement opéré que je n’oublierai jamais. Fatiguée, me sentant faible, j’ai mis du temps à remarcher sans béquilles, mon quadriceps a fondu. Pour le récupérer, j’ai dû pousser de la fonte avec la kiné pendant près d’1.5 an, c’est particulièrement difficile quand on a dormi moins de 5 heures dans la nuit…
    Je suis interdite de tennis et de randonnée en montagne désormais, mes 2 loisirs préférés.
  • Travaillant à mon compte, la fatigue générale a diminué mon efficacité et ma lucidité, c’est pourquoi j’ai décidé en janvier de stopper mes activités professionnelles pendant quelques temps pour me reposer.

Témoignage d’Amélie TERRIEN le 31/01/2020.


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